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Améliorer les échanges et désamorcer les conflits avec la Communication Non Violente.

Aussi connue sous le nom de modèle OSBD (ORID in english :)), il s’agit d’une méthode de communication reconnue pour permettre de traiter des situations pouvant être problématique de manière structurée pour éviter les conflits.

Comment réfléchir le modèle :

Parent vers Enfant :
O (Observation) : « Je t’ai demandé de ranger ta chambre plusieurs fois depuis tout à l’heure et ce n’est toujours pas fait ! »
Toujours se baser sur des faits concrets, visibles par chacun.

S (Sentiment) : « J’ai l’impression que je parle pour rien et je suis fâché(e) parce que j’aurais vraiment aimé que tu le fasses ! »
Le « Je » est très important car il exprime son propre ressenti, on ne juge pas et on laisse la place au « TU » pour s’exprimer au lieu de penser à sa place.

B (Besoin) : « Je voudrais pouvoir te faire confiance lorsque tu m’assures que tu vas faire quelque chose que tu m’as dit ! »
Comment on aimerait que la situation soit.

D (Demande) : « Tu veux bien ranger maintenant, s’il-te-plaît, et le faire tout de suite les prochaines fois ? »
Poser la question de manière claire, en la laissant ouverte pour engager la discussion.

Enfant vers Parent :
(En fonction de l’âge, bien évidemment, l’orienter en lui posant des questions, où lui apprendre progressivement à s’exprimer à travers le modèle.)

O (Observation) : « Qu’est-ce que tu remarques ici ? »
« J’ai rangé, mais j’ai juste gardé les jouets avec lesquels je suis en train de jouer ! »

S (Sentiment) : « Ca te fait quelque chose que je te demande de ranger ? »
« Oui, je voudrais jouer encore, je n’ai pas eu beaucoup de temps » (frustration)

B (Besoin) : « De quoi aurais-tu besoin pour que tu veuilles bien ranger ta chambre ? »
« J’aurais voulu au moins 5 minutes pour finir mon aventure … »

D (Demande) : « Si je te laisse ces 5 minutes, tu veux bien ranger ensuite ? »
« Oui, je veux bien ! »

Bien évidemment, l’exemple est relativement simple, et cela ne se passe pas toujours comme ça, sans parler de la contrainte de l’âge, notamment ceux où la parole ne permet pas encore ce type d’échanges. Quoiqu’il en soit, il n’est pas interdit, bien au contraire, de se mettre à la place de son enfant pour la deuxième situation … 🙂
Cela nous permet de nous poser les bonnes questions, et à apprendre à voir les choses sous un angle différent.
Les enfants ne sont pas rationnels comme nous le sommes et peuvent ressentir des choses bien autrement que celle que nous pensons percevoir…!

Un outil extrêmement puissant s’il est bien utilisé, et pourtant si simple à comprendre et à tester … 🙂

N’hésitez pas à nous fait vos retours en commentaire 😉