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Recrute (CDI (168h/semaine)) : Leader Familial (Non rémunéré, Avantages en nature)

Recrute (CDI (168h/semaine)) : Leader Familial (Non rémunéré, Avantages en nature)

Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Tu vas nous amener où aujourd’hui ?

Il y a quelques temps de cela, j’ai poussé (assez loin) la réflexion sur le monde professionnel dans lequel beaucoup d’entre nous évoluent.
Un monde encore aujourd’hui beaucoup trop figé dans la hiérarchie, les comptes à rendre, le travail chronométré, les tâches inintéressantes, pour ceux qu’on doit encore appeler les « chanceux » de pouvoir aller travailler. (Promis, pas de politique dans cet article, ni jamais, en fait :D)
De plus en plus, les choses bougent, les gens s’activent, et il y a de très bons mouvements dans les entreprises, notamment en France (qui suit les USA et les Pays-Bas) via ce qu’on appelle les « Entreprises libérées », la Sociocratie ou encore l’Holacratie.
Qu’est-ce que c’est que ces trucs ? Je te laisse y jeter un oeil si ça t’intéresse, ici, on parle parentalité 😉 C’était juste pour placer le contexte !

Que nous disent ces mouvements ? En gros, les valeurs principales sont l’auto-organisation, la valorisation de chacun, le développement du bonheur, l’aplanissement des hiérarchies, la répartition des tâches « ingrates » (sans valeur ajoutée), placer les gens dans leurs zones de confort, définir et gérer des rôles plutôt que des personnes … Ça ne te rappelle rien ?

Oui, oui ! On pourra facilement faire le lien de nombre de ces valeurs avec ce qu’on entend du côté de l’éducation positive, des Montessori et autres méthodes d’éducation « modernes ».

En fait, c’est le monde entier qui change, on est juste entrain de se rendre compte, que pour des humains, on se comporte probablement pas de la meilleure façon qui soit entre nous, et qu’il est sûrement temps de faire changer les choses !
Prenons quelques exemples qui nous permettront de faire le lien …:

« J’ai aucune motivation aujourd’hui. Je sais pas ce que j’ai, j’arrive à rien. »
Enfant ou Employé ?
« On va encore être en retard ! C’est pourtant pas compliqué de faire si peu de choses dans les temps ! »
Parent ou Responsable ?
« Je sais vraiment pas pourquoi ils me demandent de faire ça, je déteste ça, et en plus, je suis mauvais. »
Enfant ou Employé ?
« Comment ça y’a une autre façon de faire ? Je t’ai dit de faire comme ça, tu fais comme ça ! »
Parent ou Responsable ?
« J’ai plein d’idées, mais de toute façon, je ne peux presque jamais les proposer, et si j’y arrive, j’peux jamais les faire. »
Enfant ou Employé ?
« Laisse comme ça, pas besoin de nettoyer, y’a quelqu’un ici pour faire ça »
Parent ou Responsable ?

Si tu es employé et que parfois tu ne te sens vraiment pas à l’aise dans ce que tu fais, que tu voudrais tellement pouvoir faire ce qui te passionne, ce que tu adores … On est d’accord que ça peut être pareil pour un enfant !
Si tu es responsable, et que tu voudrais que ton équipe soit hyper efficace, ça paraît logique de laisser chacun faire ce pour quoi il est le meilleur, et les aider à s’organiser, trouver comment ils fonctionnent le mieux ensemble, et les encourager, les motiver ! C’est pareil pour un parent, non ?

Parfois, on se sent démuni dans notre rôle de parent, et on ne sait pas trop comment réagir et comment se comporter face à nos enfants.
Et si on se servait de ce genre de transposition pour mieux comprendre, pour mieux se mettre à leur place ?

Je pense que ça peut nous être extrêmement bénéfique, car ce sont ces réflexions qui, un jour, alors que tout se révolutionnait dans ma tête, ont fait qu’en tant qu’employé que je me suis dit :
« Hé ! Mais en fait tu peux faire ça à la maison ! Tu peux être le Leader que tu aimerais être ! Tu peux accompagner sans diriger, tu peux leur laisser plus de responsabilités, tu peux les laisser avoir des envies, tu peux leur laisser des moments de détente, tu peux leur apprendre à décider et à les responsabiliser… »

Tout ça pour dire… Le Leader que tu attends, ou que tu aurais envie d’être, ça peut être toi.

Sois le Leader de la plus belle petite entreprise au monde : Ta famille.

Être Papa

Être Papa

Être Papa en devenir, c’est tenter de s’en rendre compte, alors que rien ne change en nous. On est comme spectateurs de ce petit miracle de la vie, et bien qu’on ait participé activement -enfin je suppose- à celui-ci, et bien… C’est pas ici que ça se passe. Alors oui, passé quelques mois, on a le bonheur de sentir notre tout petit toquer dans le ventre de Maman. Et même si c’est extrêmement plaisant, ça n’ira jamais plus loin que ça !

Être Papa, c’est supporter Maman pendant environ 9 mois, autant dans le sens épauler/aider, que subir les tourments d’une femme pour qui tout est en train de changer, y compris son corps. Alors oui, on essaie tant bien que mal de se faire pardonner de n’être que spectateurs de ce petit miracle de la vie, en acceptant tous les désirs les plus saugrenus, même si on doit changer des plans si cela concerne une tablette de chocolat au lait, avec des noix de pécan. Un Dimanche. A 23h.

Être Papa, c’est -pour moi- avoir cette espèce de double frustration de ne pas pouvoir aider à soulager de tous ces problèmes, et à la fois de ne jamais savoir ce que ça fera d’avoir un petit être qui grandit en soi (Enfin visiblement, c’est surtout donner envie d’aller aux toilettes, jouer au punching-ball sur l’estomac, et faire consommer des litres de Gaviscon, pour les « moins pire » !)

Être Papa, c’est souvent travailler alors qu’on se dit que « C’est peut-être aujourd’hui ? Peut-être maintenant », avoir les idées totalement ailleurs alors que les collègues, la hiérarchie en attend toujours autant de cet homme pour qui la vie va bientôt prendre un tournant radical à 9600°.

Être Papa, c’est être enfin utile le jour J, l’instant T, le moment M. On va enfin pouvoir faire quelque ch… Euh, bah non, en fait. La plupart du temps, ce qu’on se résume à faire est de poser des questions stupides, essayer de faire de l’humour à quelqu’un qui voudrait bien nous arracher les yeux à ce moment là, et à donner la main pour se la faire broyer, histoire de faire comme on a tous vu à la télé. (Pour ceux qui n’ont pas tourné de l’oeil, qui ne sont pas restés coincés dans le sas stérile, ou qui sont restés coincés au boulot sur une urgence, ou sur la route en essayant de venir… :/)

Être Papa, c’est maintenant, ça y est ! Bon, ok, c’est Maman a fait tout le boulot, mais tant pis, maintenant, c’est à nous ! On va pouvoir assister à la marche réflexe, aux premiers examens, donner les premiers soins pendant que Maman se repose ! Oui, enfin à condition que l’établissement prévienne et implique le Papa dans ces choses-là … Et visiblement, quand on est Papa, on devrait s’en foutre et laisser Maman faire tout ça. On en arrive même à être mal vu quand on veut venir le lendemain à 8h pour donner le premier bain, parce que “les visites c’est à partir de 14h”. Sérieusement ? Quel Papa ne se pointe qu’à 14h pour voir ses 2 merveilles ?

Être Papa, comme on le veut, ça commence à la maison, on comprend alors que c’est enfin là que notre rôle va vraiment prendre son sens ! On se rappelle alors de ce qu’on a vécu dans notre enfance, de ce qu’on a appris, et puis, à 2 (pour ceux qui ont cette chance), on se débrouille dans cette nouvelle aventure …

Être Papa, c’est se mettre sur les épaules une pression de “chef de famille” dont on entend parler partout. C’est penser « principes éducatifs », « règles à la maison » et « Comment nourrir ma tribu Vol.2 Pour Les Nuls ». Mais attends, c’est pas du tout ça, c’est n’importe quoi, déjà chef, quand tu as une femme à la maison, tu oublies (Laisser les Mamans croire qu’elles ont raison est tellement plus facile, puis tu vas vitre comprendre qu’avec les enfants, cette « connerie » d’instinct maternel, bah … Ça te surclasse, direct. C’est comme ça, contrairement à beaucoup d’autres sujets, sur les enfants, Maman aura rarement tort …!)

Être Papa, ça peut être bien plus léger que ça en fait, pourquoi se compliquer autant la vie …?

Être Papa, c’est échanger avec Maman pour savoir ce qu’on fait, comment on s’y prend, et établir des règles communes, qui vont à tout le monde.
Être Papa, c’est soutenir sa famille autant qu’on peut se reposer sur elle.
Être Papa, c’est être un avion, un cheval, un trampoline, un monte-charges, un clown …
Être Papa de filles, c’est paniquer à l’idée qu’elle fréquente des garçons et avoir déjà des envies de baston quand elles te disent qu’elle ont un amoureux alors qu’elles n’ont que 4 ans.
Être Papa, c’est être vu d’un oeil amusé quand on va chercher sa fille en trottinette rose à l’école.
Être Papa, c’est mettre près de 5 ans pour enfin réussir à faire une queue de cheval (à peu près droite, j’entend)
Être Papa, c’est construire les jouets, toujours. Pourtant la plupart du temps, y’a tout pour les monter dedans, et on a jamais passé de diplôme d’ingénieur en montage de jouets.
Être Papa, c’est tuer des méchants, des loups et des monstres inexistants.
Être Papa, c’est rigoler en essayant d’être machiste, tout en étant aussi profondément féministe.
Être Papa, c’est courir à s’en donner des crampes derrière un vélo qui part un coup à gauche, un coup à droite.

Mais être Papa aujourd’hui, c’est aussi se retrouver face à plein d’inégalités …

Être Papa, c’est partir avec un réel handicap si une garde des enfants doit être discutée.
Être Papa, c’est ne pas être représenté sur des réseaux “parentaux” qui ne s’adresse principalement qu’aux Mamans.
Être Papa, c’est être secondaire sur un rattachement à la Sécurité Sociale, même si c’est plus avantageux pour les enfants.
Être Papa, c’est n’avoir que peu de congés paternité, alors que Maman aurait tellement besoin d’aide à ce moment là.
Être Papa, c’est être pointé du doigt quand on pose un congé parental.
Être Papa, c’est parfois être moqué parce qu’on nettoie, on s’occupe des enfants, au lieu de faire des tâches plus “masculines” #AgeDePierre

Finalement, être Papa, c’est comme être Maman, en si peu différent.
Arrêtons de distinguer « Maman » de « Papa » comme nous essayons d’arrêter de distinguer « Homme » et « Femme » sur toutes les questions socio-professionnelles.

Il est temps que nous soyons tous égaux et que nous soyons tous des parents, et pourquoi pas mieux, des TransParents.

Aidons-nous, tous, et laissons entrer dans cette magnifique ronde parentale tous ces Papas impliqués qui sont de plus en plus nombreux et qui n’arrivent pourtant pas -toujours- à se faire une place.

Changeons les idées reçues, affranchissons-nous des clichés …

Et pour toi, c’est quoi “Être Papa” …?

Stop au binaire !

Stop au binaire !

« Tu n’allaites pas ? Tu es une mauvaise mère ! »
« T’as pas pris ton congé parental ? Père indigne ! »
« Des couches Pampers ? Super de refiler un cancer à ton gosse »
« Tu le portes tout le temps, tu vas en faire un capricieux »
« Tu travailles ? Moi au moins, je m’en occupe ! »

Lettre ouverte à toi, l’étriqué d’esprit #HasBeenDuCerveau.

Ce n’est pas parce qu’on est en 2018, en plein essor de l’ère digitale où tous les outils qu’on utilise au quotidien fonctionnent sur base binaire, que je dois m’y limiter également.

– Oui, mes choix ne sont pas les tiens, mais non, ça ne me gêne pas.
* Non, mes choix ne sont pas non plus les opposés des tiens, mais oui, ils en sont des nuances.
– Oui, j’ai besoin d’aide, mais non, pas de toi, pas maintenant.
* Non je ne suis pas certain d’où je vais dans mon rôle de parent, mais oui je l’aime plus que tout.
– Oui, j’ai pris des décisions que je regrette, mais non, je ne souhaiterais pas les changer car j’en ai tiré des leçons de vie incroyables.
* Non, je n’aurais jamais fait ce que tu as fait, mais oui, je peux comprendre que tu l’aies fait.
– Oui, je suis d’accord avec ce que tu m’expliques, mais non, je ne compte pas le faire.
* Non, je n’arrive pas à rentrer dans un moule, mais oui je me sens épanoui et heureux.
– Oui, j’ai des enfants, mais non, je n’en veux plus d’autres.
* Non, je ne t’aime pas, mais oui, je te souhaite de réussir.
– Oui, je pense que l’on pourrait tous vivre mieux si on arrêtait de se limiter à 2 options pour chaque choix, chaque décision que l’on prend, mais non, je ne t’en veux pas d’être comme ça.
* Non, je n’abandonnerai jamais mon combat pour rendre ce monde meilleur, pour moi, ma famille, mes amis, et toutes les personnes qui veulent se battre avec moi, mais oui, j’ai besoin d’aide pour que ça fonctionne.
– Oui, j’aimerais beaucoup que le monde change, mais non, tout seul je ne pourrais pas y arriver.
* Non, je ne veux plus de ce monde ou le vrai et le faux régissent tout et créent des tensions entre tous, mais oui, je me sers de ces 2 valeurs puissantes pour inculquer tant de bases à mes enfants.
– Oui, je crois que personne n’a tort, mais non, je ne pense pas que quelqu’un ait toujours raison.
* Non, je ne veux vraiment pas être un binaire comme toi, mais oui, je veux être un TransParents.

Et si on arrêtait cette « gué-guerre » du tout ou rien ?
Et si on montrait la voie en montrant que chacun sait ce qui est le mieux pour lui et pour ses enfants, sa famille, ses proches ?
Et si on arrêtait de juger, de critiquer, sans connaître le contexte d’une personne, d’une situation ?
Et si on créait la communauté de parents la plus forte qui n’ait jamais existé, soudée, autour des mêmes valeurs, en s’entraidant, pour que chaque jour, chacun des TransParents ne se sente meilleur ?

Tu es avec nous pour la (r)évolution parentale ? Tu veux aussi changer le monde ?
Partage ce texte pour que le monde commence à voir qu’on existe …!

On va y arriver, tous ensemble …